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jeudi 18 décembre 2014

Papayoux est là

Hello,

Je tenais à vous annoncer la création d'une nouvelle Start up éditrice d'un site dédié aux collectes de fonds, et qui est bien décidée à casser les prix des cagnottes en ligne.

Ce site se démarque de la concurrence par son interface épurée, une navigation rapide, son utilisation simplissime, et surtout une tarification imbattable.

Alors rejoignez une petite bande de cochons-tirelire qui font l'animation du site !

Pour accéder au site : http://www.papayoux.fr

mercredi 19 janvier 2011

jeudi 25 novembre 2010

L´Europe ou rien?

Acte III, l´Europe ou rien?

Oui, c´est bien l´Europe qui est en danger et les faiblesses qui sont les siennes sont attaquées sans répit.

Nous avions entendu il y a un peu moins d´un an des discours sur les risques des PIGS et même des PIIGS. Personne n´osait trop vraiment y croire, tellement l´affaire paraissait grosse… Une telle caricature ne pouvait pas avoir une base cartésienne. ..

Et pourtant il y a 6 mois fin avril, la Grèce était obligée de demander le soutien des autres pays européens faute de pouvoir se financer à des taux d´intérêts décents.

Les marchés avaient alors compris l´absence de pouvoir de la banque européenne comparée aux autres banques fédérales anglo-saxonnes en matière de rachat de dettes souveraines.

Solidarité européenne jouant, la Grèce est sauvée de la faillite. L´Union Européenne se dote alors d´une boîte à outils en cas de crise dont le plus emblématique élément est le fonds de soutien aux autres pays de la zone Euro de 750 Milliards de €.

Le système est sauvé se dit-on, l´Euro rebondit violemment et les allemands se disent que peut-être ils ne paieront pas les excès des pays du « Club-Med », suivant une expression que des politiciens ont tenu.

Las, l´onomatopée cochonne semble néanmoins résister et ne fait plus rire personne. L´Irlande, en deux fois moins de temps que n´a duré la crise grecque, tombe elle aussi à son tour. Ce pays de 4 Millions d´habitants obtient 90 Milliards d´Euros, presque autant que la Grèce (110 Milliards) pour ses 11 Millions d´habitants. Cela représente 20 000 Euros par actif ou encore plus de 30 000 Euros par foyer.

Les conjectures les pires sont exprimées par les plus ardents protecteurs de notre monnaie :

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, s'est quant à lui montré plus direct, estimant que l'existence même de la monnaie unique était en péril avec la crise de la dette dans la zone euro. Noircissant le tableau, il a par ailleurs averti que si les Etats membres de l'UE étaient « incapables de la défendre ensemble sur la longue durée, les conséquences économiques et sociales seront incalculables ».

Ce tableau catastrophique confirme toutes les anticipations en cours, le Portugal n´a guère de chance d´échapper également à la curée en cours. Alors la question est jusqu´où ? Quel sera le pays suivant, quel sera celui qui résistera ?

D´ores et déjà, le prix de la dette portugaise flambe à plus de 400 points de base comparé à l´Allemagne.

















Et l´Espagne suit avec un différentiel de désormais plus de 220 points de base.



Alors jusqu´où la contagion ?

Seul un redressement rapide de l´économie de ces pays pourrait les sauver. La hausse PIB espagnol est hélas nulle % pour le 3ème trimestre 2010 tandis que le Portugal croît de +0,4%.

Handelsblatt titrait le 15 novembre 2010 un article « Der Spanische Patient ». Le titre est déjà tout un programme…




Jean Claude Juncker, l´influent Premier Ministre Luxembourgeois, vient de proclamer que le Portugal « n´avait pas un besoin immédiat …». C´est en soi un déjà dire que le pays sera le prochain sur la liste des Etats soutenus….

Alors que faire pour endiguer la vague de méfiance ?

La rigueur est aujourd´hui clairement la solution pour tous les pays européens et contrairement aux choix dépensiers américains qui se poursuivent, ils semblent que sous la pression des marchés l´ensemble des dirigeants soient en train de l´imposer à leurs citoyens.

N´est-ce pas un paradoxe de voir nos dirigeants tempêter contrer les spéculateurs et finalement se voir dicter des positions de sagesse et de rigueur budgétaire par ces soi-disants papes de l´avidité financière ?

N´est-ce pas là également la voie de survie de l´Europe, le courage de la rigueur dictée par les marchés ? Chemin en son temps déjà suivi par la France et organisé par Jean Claude Trichet en tant que Gouverneur de la Banque de France ...

L´histoire ne se répète jamais mais nos dirigeants ont pour la première fois la chance de prendre des décisions courageuses –repoussées depuis plusieurs décennies- pour l´avenir de leur pays respectifs et cela grâce encore une fois à l´Union Européenne.

Reste le plus dur, refermer aussi vite que possible la boite ouverte des accords de Lisbonne tout en évitant entre temps d´avoir à sauver plus de deux pays. Des dégâts, il y en aura mais cela pourrait bien être in fine la revanche d´un Euro apparemment faible redevenu fort...

Benoît

lundi 22 novembre 2010

Portefeuille signal CAC - prise d'une position vendeuse

Prise d'une position vendeuse sur indice CAC au cours de clôture du jour (22 novembre) 3818.89 points.
Stop loss fixé à 4 %, soit 3972 pts.

Depuis une dizaine de jours, la plupart des indicateurs de sentiment donnent des signaux "short" (put/call ratio, nova ursa, bull bear spread, etc...) mais l'un d'entre eux, le "smart money"représentant la position des institutionnels restait toujours à un niveau très bas et n'incitait pas à engager une position à la baisse avec suffisamment de sécurité. On sait en effet que sans cette catégorie des "gros", le mouvement manque en principe de carburant et n'a pas beaucoup d'amplitude.

Or cet indicateur de "smart money" vient de se réveiller et accuse une hausse fulgurante en quelques jours seulement en atteignant même ce jour un pic de plus d'un an.
Cet indicateur illustre le nbre de positions puts par rapport aux positions calls prises par les institutionnels. Il semblerait donc que les institutionnels se ruent sur les puts depuis 4-5 jours afin de couvrir leurs portefeuilles, signe que la confiance en la hausse n'est plus d'actualité pour cette catégorie d'acteurs.

A suivre donc avec attention l'evolution des marchés actions ces prochains jours.

Put/Call OEX - Cliquer pour agrandir
 
Lionel

mercredi 17 novembre 2010

C´est quoi le Quantitative Easing?

Je vous invite tous à venir voir ce blog qui présente une excellente synthèse sur le Quantitive Easing.

Le Quantitative Easing expliqué aux nuls (et aux autres)

La Fed vient de mettre en place un second plan d’achat de titres de dette, alimentant un peu plus le débat sur l’utilité de cette politique « non conventionnelle » plus communément dénommée « Quantitative Easing ». Les experts s’interrogent et les non-experts sont un peu perdus...

Cette vidéo étonnante, aux ambitions très pédagogiques, parvient assez bien à recenser les limites et contradictions de cette politique. Attention, la vidéo est longue (6mn48) et en anglais, mais elle vaut la peine d’être regardée.

lundi 15 novembre 2010

La boite de pandore est ouverte !

Acte II, la domination américaine en jeu.

Le cinéma américain était donc d´actualité à Deauville, et la fiction rejoignant souvent la réalité, les Etats-Unis nous rappellent leur domination à tous les niveaux…

Le Leadership financier et économique US est entier depuis la fin de convertibilité du dollar en or décidé en mars 1971 unilatéralement par les Etats-Unis.

« The dollar is our money but your problem » aurait dit John Snow ancien Secrétaire d´Etat au trésor américain. C´est le symbole même de la toute puissance américaine.

En clair, nous exportons nos problèmes, à vous de les résoudre.

Cette libéralisation a pour première conséquence d´engendrer une hausse vertigineuse de la masse monétaire du dollar dans le monde. Les bulles boursières se sont succédées aux bulles de crédit puis aux bulles immobilières. Et à chaque crise, la même réponse, toujours plus de masse monétaire.

Cliquer pour agrandir

http://www.sacra-moneta.com/Crise-financiere/L-Amerique-vers-l-hyperinflation.html

Ben Bernanke avait dit avant d´être Président de la Fed en substance que si une crise financière arrivait il n’hésiterait pas au besoin à jeter l´argent par hélicoptère pour sauver le système.
C´est la stratégie choisie par Ben Bernanke la semaine passée en annonçant racheter 600 Milliards d´obligations du trésor porté par le bilan de Federal Reserve. Plutôt que d´attendre que les étrangers achetent ou non de la dette américaine, il préfère lui-même l´acheter et augmenter ainsi la masse monétaire. La valeur du bilan de la banque centrale avait déjà augmentée de près de 2 000 Milliards de $ en deux ans, il en rajoute encore 600 M$ mais sans contrepartie cette fois-ci à l´actif autre que la confiance. On se demande comment cela est-ce possible ?



Cliquer pour agrandir


http://auxinfosdunain.blogspot.com/2010/10/bilan-de-la-fed.html

A trop de dette, un seul remède, encore un peu plus de dette.

C´est d´ailleurs Jean Claude Juncker qui a tenu ces propos la semaine passée « la décision de la Fed de combattre la dette par la dette est une erreur ». Jusqu´où peut aller cette fuite en avant ?

Un retour rapide sur l´histoire nous apprend que tous les pays ayant tenté cette politique expansionniste monétaire ont raté leur pari.

Le jour où les porteurs d´obligations n´ont plus confiance, ils fuiront. C´est ce qui est arrivé aux porteurs d´assignats en France en 1788 et permit de réunir les conditions de la révolution française. Mais c´est également ce qui est arrivé dans l´Empire Romain quand les finances de l´Empire n´ont plus suffi pour payer les mercenaires défendant l´empire Romain.

Cette inflation monétaire ne peut donc qu´entraîner à terme une inflation des actifs puis une inflation des biens et services et enfin une dévaluation de la monnaie.


Le livre d´Emmanuel Todd « Après l´empire » indique comment les Etats-Unis luttent contre leur marginalisation au sein du monde. D´abord militaire, leur lutte est également économique. Les échecs militaires et économiques de ces deux dernières années mettent en difficulté l´hégémonie des Etats-Unis. La résistance chinoise à Seoul au sommet du G20 sur les questions monétaires montre bien la puissance des enjeux de pouvoir en négociation.

Et n´oublions pas que la puissance monétaire n´est jamais loin de la puissance militaire...
Tiens, depuis 2009 il y a désormais plus de bateaux de guerre chinois que de bateaux américains sur les mers du globe !

Cette évolution sera peut-être longue mais inéluctable.

Mais dans un premier temps, la vedette américaine pourrait bien être volée par son voisin européen qui lui aussi aime bien les tragédies.

Benoît

lundi 8 novembre 2010

Attention zone de turbulences en vue!

Trois évènements majeurs sont en train de perturber la zone Euro et pourraient occasionner des dégâts encore plus sévères que la précédente crise de début mai.

Tout d´abord acte I, politique bien sûr.

La danse de séduction de la cigale française représentée par notre ami Nicolas Sarkozy a pleinement réussi. Il faut dire que Monsieur Sarkozy avait bien choisi son lieu pour mener son numéro de charme: Deauville (18/10/2010), ses plages sans fin et son non moins fameux festival du cinéma américain. Le story board consiste dans la renégociation du traité de Lisbonne. L´accord envisagé a en tout cas toutes les caractéristiques pour tenir en haleine la zone euro pour les prochaines années.

En échange de la fin des sanctions automatiques pour les pays laxistes, souhait de Nicolas Sarkozy, ce dernier accepte une renégociation de l ´accord de Lisbonne permettant une possible suppression des droits de vote des pays non respectueux. Les sanctions pourraient même être financièrement renforcées et une participation du privé au soutien de la restructuration de la dette des pays trop endettée serait envisagée suivant le souhait de Madame Merkel.

Outre l´impression pour les autres pays européens d´avoir été exclu de de cette discussion, c´est ni plus ni moins une remise en cause des fragiles équilibres précédemment trouvés.

En atteste ainsi les extraits internationaux repris par le journal Le Monde le 29.10.2010 :
El Mundo : La coutume des sommets des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, en particulier dans l'Union à 27, c'est que quand il n'y a pas de crise, on en invente une".
Financial Times, "ce dernier imbroglio entre la France et l'Allemagne représente un pari risqué".

Les Néerlandais et les Scandinaves sont ainsi en colère contre la "magouille franco-allemande", note le Guardian, de même que José Manuel Barroso. "Je n'aime pas ce que je vois. C'est très dangereux", avait de son côté confié Viviane Reding au quotidien. "Ce devrait être une discussion à 27 et non le diktat de deux membres." La commissaire européenne a par ailleurs qualifié la révision du traité d'inutile (L'Essentiel) : "Ce serait irresponsable, je le répète, d'ouvrir la boîte de Pandore", a-t-elle martelé, rappelant "qu'il avait fallu dix ans pour arriver au traité" de Lisbonne. Elle a été soutenue par le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, le ministre des affaires étrangères du Grand Duché, Jean Asselborn, et d'autres pays de l'UE, comme la République tchèque. Jean Asselborn a ainsi qualifié la proposition franco-allemande de "poison pour l'Europe" dans les colonnes du quotidien économique Handelsblatt.

Finalement, Angela Merkel si elle n´obtint pas l´accord des 27 pour supprimer les droits de vote des membres non respectueux - l´Irlande et la Grèce en premier- parvint à conserver un consensus sur une base de révision minimale du traité. A noter au passage la fin d´une exception en Europe, la croissance des budgets de l´Union Européenne qui, à la demande des anglais, ne pourra plus augmenter comme précédemment.

Bref, terrible aveu de faiblessse européen que ce vaudeville entamé sur les terres du cinéma américain ! Jean Claude Trichet a d´ailleurs également mis en garde les dirigeants européens sur ce jeu pour le moins risqué. D´autant plus que désormais cet accord doit être retranscris dans le cadre d´un amendement officiel du traité dont on sait combien il fut difficile de le faire voter en particulier sur les terres du pays au trèfle à quatre feuilles….

Benoît