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mercredi 14 avril 2010

Bulle immobilière en chine?

Article intéressant d'un gérant de hedge fund expliquant la bulle immobilière en train de se former en Chine et qui devrait éclater selon lui en fin d'année 2010 - début 2011.
L.

April 8 (Bloomberg) -- China’s property market is a bubble that may burst by as early as this year, according to hedge fund manager James Chanos.

The world’s third-biggest economy may need to keep up the pace of property investment because up to 60 percent of its gross domestic product relies on construction, said Chanos. The bubble may begin to “run its course” in late-2010 or 2011, he said in an interview on “The Charlie Rose Show” that will air on PBS and Bloomberg TV.

China is “on a treadmill to hell,” said Chanos ("tapis roulant vers l'enfer"), who said in January the nation is Dubai times a thousand. “They can’t afford to get off this heroin of property development. It is the only thing keeping the economic growth numbers growing.”

Property prices in China rose at the fastest pace in almost two years in February even after officials this year re-imposed a tax on homes sold within five years of their purchase to curb speculation and ordered banks to set aside more funds as reserves to cool lending. The boom in China’s real estate has fueled concern that China may face a collapse seen in Dubai that has hurt the ability of some of its companies to repay debt.

Since his January prediction, Chanos, the founder of Kynikos Associates Ltd, has been joined by Gloom, Doom & Boom publisher Marc Faber and Harvard University professor Kenneth Rogoff in warning of a potential crash in China’s property market.

Chinese state and local governments are among the most leveraged to property-related borrowings and the nation will “ultimately” have to nationalize a lot of the bad loans that will arise from the end of the bubble, Chanos said.

China’s Reserves

China’s foreign currency reserves will be “one asset” that can be used to fund a cleanup of the banking system, he said. The country has accumulated a record $2.4 trillion of reserves, and $889 billion of U.S. government debt, partly a consequence of its exchange-rate policy.

Chanos was one of the first investors to foresee the 2001 collapse of Houston-based energy company Enron Corp. The investor said he is short-selling Chinese developers as well as companies supplying building-related materials to the country, without identifying any stocks.

In a short sale, investors bet on declines in securities by borrowing stock to sell on the expectation it can be purchased at a lower price before handing it back.


Le graphique ci-dessous représente le Shanghai Composite Index, l'indice chinois le plus représentatif.
Contrairement aux bourses européennes et US, il n'a pas rejoint ses plus hauts des derniers mois et se trouve maintenant plutôt orienté à la baisse. Techniquement la MM50 a croisé la MM150 à la baisse, c'est en principe assez révélateur de l'orientation des mois à venir.

mardi 13 avril 2010

Nouvelle recrue chez Largo.

Bienvenue à Andéol dans le merveilleux monde de la vie et qui sait peut être un jour de l’investissement, au cas où j’ai déjà préparé ses papiers pour l’adhésion à Largo….

Félicitations aux heureux parents Béa et Oliv.

Création du portefeuille virtuel "Signal CAC" avec signal de vente

Avec un peu d’avance, je mets en place le portefeuille virtuel évoqué dans mon post de ce weekend, la raison est que nous avons me semble t-il un signal de vente sur les indices Actions donné par les indicateurs de sentiment. Vous retrouverez désormais l’évolution de ce portefeuille dans l’onglet « Portefeuille virtuel » en première page du blog.

Le principe de gestion proposé est très simple car il doit simplement servir de support à nos futures discussions.

Je propose donc les critères suivants:
  • Une seule ligne composée d’un produit reproduisant la performance du CAC40 à la hausse ou à la baisse.
  • Pas d’effet de levier.
  • Des stops ajustés en fonction de la volatilité.
  • 3 positions possibles en fonction du contexte et des signaux plus ou moins clairs fournis par les indicateurs de sentiment : hausse, baisse, neutre (pas de position).
  • Utilisation du tracker CAC (Lyxor) pour jouer la hausse et du tracker B40 (Lyxor) pour jouer la baisse.
  • Le prix d’achat est celui du cours de clôture du jour où le signal est donné.
Signaux du 12 Avril 2010:
  1. EPCR très bas.
  2. IPCR en baisse, peut mieux faire mais le niveau devient intéressant.
  3. VIX en forte baisse ce jour au contact de sa bollinger inférieure.
      Décision : VENTE du CAC 40 au cours de 4050.5 points (cours de clôture)
  • Achat du B40 à 57.92€ (cours de clôture du 12 avril).
  • Stop fixé à 3% compte tenu de la faible volatilité actuelle, soit 56.2€.

Lionel

dimanche 11 avril 2010

Put/Call Ratio: Situation du 9 avril



Faisons le point sur la situation au 9 avril par rapport à notre anticipation de la semaine dernière. Je rappelle que les idées développées ici ne sont qu’une tentative afin d’essayer de mieux comprendre les indicateurs de sentiments en tant que signaux d’achats ou de vente sur les marchés Actions à partir des lectures et des recherches que j’ai pu entreprendre sur le sujet. Vos commentaires sont les bienvenus.





Commençons cette fois ci par l’IPCR illustrant le niveau de couverture des opérateurs et dont j’indiquais la semaine dernière que son niveau très élevé pouvait difficilement permettre une baisse conséquente des actions (n’oublions pas que nous raisonnons comme des contrariens !!).
Une baisse de cet indicateur s’est enclenchée en cette fin de semaine (cf graphique de droite), ce qui si l’on examine de plus près ce qu’il s’est passé sur les marchés cette semaine parait assez logique.
En effet, comme indiqué dans mon post de la semaine passée, les opérateurs bien qu’étant haussiers sur les actions (cf EPCR) étaient inquiets quant à une correction éventuelle à venir (d’où leur niveau de Puts sur indices élevé), hors une baisse des actions a bien eu lieu dans le courant de la semaine qui s’est suivie d’un retour à la normale avec une franche hausse le dernier jour (vendredi).
Et là, oh miracle, le niveau de l’IPCR s’est mis à baisser d’un coup, et si je m’essaye à faire un peu de psychologie de comptoir, cela pourrait illustrer le fait que les opérateurs pensent que la correction est passée et que la hausse peut maintenant repartir sur des bases saines, la confiance étant de plus en plus forte ils commencent ainsi à alléger leurs couvertures de portefeuille.



De son côté l’EPCR reste sur un niveau très bas illustrant un niveau d’optimisme record, il a même atteint son niveau le plus bas depuis sa création en 2003 (j’ai vérifié avec l’historique). On peut donc difficilement envisager de voir l’EPCR continuer sa baisse. Cela signifierait-il que l’on est proche d’un top de marché y compris sur longue durée ? Nous verrons bien…
D’autre part on identifie bien sur le graphique un couloir haussier correspondant à toute la période de baisse des marchés et un autre couloir baissier entre le point bas du 1er trimestre 2009 et aujourd’hui correspondant à la période de hausse des actions. Serait on donc en bas de couloir baissier préfigurant un retournement à la hausse de l’EPCR sur longue durée. Nous verrons aussi…
En conclusion et pour revenir à notre stratégie d’investisseurs contrariens, si l’on regarde les signaux donnés par l’IPCR et l’EPCR ces derniers jours, on voit que l’EPCR se situe d’ores et déjà à un excellent niveau pour engager un signal de vente sur Indices Actions et qui est en train d’être confirmé par l’IPCR depuis que son retournement à la baisse a eu lieu cette semaine . Pour plus de sécurité nous pourrions attendre que ce dernier indicateur accentue sa baisse aux alentours du niveau précisé sur les graphiques.
PS : Afin de tester l'intérêt de ces indicateurs, je pense mettre en place dans les semaines qui viennent un portefeuille virtuel sur le blog dont les signaux d’achat ou de vente se feront uniquement sur Indice action (CAC 40) et seront déterminés par les signaux donnés par les indicateurs de sentiments (IPCR, EPCR, VIX + tous les autres que nous verrons bientôt).

Lionel


lundi 5 avril 2010

Marchés Actions: Point sur la situation par les Put/Call ratios










Ces dernières semaines n’ont pour l’instant pas vu le retournement baissier que nous attendions et dont nous avions discuté lors du dernier meeting le 11 mars. Je profite de l’occasion pour faire un point sur les put/call ratio et essayer de comprendre pourquoi le retournement n’a pas eu lieu. Attention, cet avis n’engage que moi et l’interprétation qui en est faite est forcément subjective…


Pour rappel, les put/call ratios sont établis quotidiennement à partir des positions prises par les opérateurs de marché sur le marché d’options de Chicago (CBOE) sur le S&P500 (pour les composants actions de l’indice comme pour l’indice pris isolément).
Le graphique ci-contre représente l’Equity put/call ratio (EPCR) lissé par une moyenne mobile à 10 jours, le meilleur compromis de mon point de vue entre réactivité et fiabilité du signal, la 5j pouvant donner de faux signaux et la 20j pas assez réactive.
L’EPCR est donc un indicateur « contrarien » puisqu’il a été constaté que les pics de pessimisme ou d’optimisme marquaient très souvent un retournement du marché (à la hausse comme à la baisse).
Dans ce graphique, on identifie assez clairement quelques creux majeurs que j’ai encerclé en vert, cela veut dire que le nombre de positions baissières (put) est relativement faible par rapport au nombre de positions haussières (call), ils signalent donc que les opérateurs sont optimistes quant à la hausse future des marchés Actions. On notera par ailleurs que le 16 mars dernier a marqué un des creux les plus importants de ces 3 dernières années (cercle rouge).


Superposons maintenant le graphique du CAC 40 au graphique précédent, le S&P500 serait encore mieux mais puisque les indices européens des économies fortes (CAC et DAX) suivent leur maître américain à la trace, autant utiliser notre bon vieux CAC puisque c’est avec lui que nous prenons nos positions. On voit bien que chaque creux identifié dans le graphique précédent correspond à un sommet de marché suivi à chaque fois d’une baisse du CAC.
Malheureusement pour nous, le 1er faux signal majeur depuis 3 ans en suivant ce type d’indicateur est intervenu ces derniers jours puisque l’equity put/call ratio (EPCR) a rebondi après son creux du 16 mars sans entrainer les marchés Actions à la baisse. C’est vraiment pas de chance pour nous !!! ;-)




Je n’utilise habituellement que l’EPCR car les signaux qu’il donnait jusque là sont assez précis. Je me suis donc penché sur son petit frère l’Index Put/Call ratio(IPCR) afin de trouver une explication à notre faux signal du 16 mars sur l’EPCR.
L’IPCR comme son nom l’indique représente les positions prises sur Indice (S&P) par les opérateurs, les opérations faites sur Indice servant essentiellement de couverture aux positions prises sur Actions. Mais attention, contrairement à l’EPCR, celui-ci n’est pas vraiment un indicateur contrarien puisqu’il suit globalement la tendance dessiné par le marché, quand le marché baisse l’IPCR baisse et vice versa. Il est également beaucoup plus difficile à lire que l’EPCR puisqu’il y a pour moi deux lectures, une à très court terme plutôt contrarienne et l’autre à moyen terme non contrarienne.
En regardant l’IPCR ces derniers jours, on constate que ce ratio est assez élevé, ce qui signifie que les opérateurs ont pris massivement des positions baissières (put) afin de couvrir leurs portefeuilles Actions. En d’autres termes cela signifie que les opérateurs, bien qu’étant optimistes sur la hausse des marchés Actions (cf EPCR), ont très peur d’une baisse qui pourrait ressurgir à tout moment et donc couvrent leur portefeuille afin d’éviter toutes pertes.
Au final nous sommes dans une situation assez paradoxale ou les opérateurs croient à la hausse des actions mais ont très peur d’une éventuelle rechute. Ce sentiment se vérifie d’ailleurs assez bien dans les avis qui circulent sur internet ou même dans les salons spécialisés puisque lors du dernier salon de l’analyse technique à Paris le 27 mars, lors de la dernière conférence l'animateur n’est pas arrivé à dégager de consensus parmi le public sur l’avenir des marchés, 50% étaient haussiers et 50% baissiers ce qui est assez rare, en principe un camp domine l’autre.
Dans le graphique ci-dessus, on voit bien que chaque creux sur l’EPCR correspond à un creux (petit ou grand) sur l’IPCR, ce qui n’est pas le cas de notre signal du 16 mars puisque au contraire nous avons un pic à la hausse.
Au final tant que l’IPCR restera élevé, il me semble difficile que la baisse s’enclenche, il faut en effet pour cela que les 2 ratios convergent.
J’ai indiqué en vert le niveau approximatif à partir duquel une baisse pourrait s’enclencher si l’IPCR y revient, à condition bien sûr que l’EPCR reste sur ses niveaux actuels ou tout au moins ne remonte pas de manière importante. L’idée sous jacente étant qu’un excès d’optimisme puisse se remarquer aussi bien sur l’EPCR (c’est déjà fait) que sur l’IPCR, il faut pour cela attendre que les opérateurs lèvent la garde en croyant que la hausse est acquise et durable et commencent ainsi à diminuer leurs couvertures....pour profiter pleinement de la hausse, ah les vilains gourmands!

Lionel

 

jeudi 1 avril 2010

Bullish or Bearish, quelle a été la meilleure stratégie?

Cliquez pour agrandir l'image.


Si l'on regarde les performances de chacune des stratégies Bull ou Bear, on se rend compte que les performances sont assez voisines. Les positions haussières nous ont permis de réaliser une performance de 2.6% et les positions baissières de 4.4%.

Mais en examinant de plus près ces positions, on constate que les performances ne sont pas aussi proches qu'elles le semblent.
En effet, les positions bull ont été prises depuis le 10/06/08 et cela de manière régulière alors que la première position bear n'a eu lieu que le 17/02/09, soit quasiment au plus bas des marchés qui fut atteint 15 jours plus tard.

Ainsi, la stratégie haussière réalise une performance de 2.6% dans un marché (CAC40) qui a fait d'abord -39.6% jusqu'au 17/02/09 puis + 36.6% juqu'à ces derniers jours.
La stratégie baissière au contraire réalise une performance de 4.4% dans un marché en hausse de 36.6% depuis le 17/02/09.

En conclusion, la stratégie Bear s'est avérée nettement plus profitable que la stratégie Bull compte tenu du contexte d'investissement.
Par ailleurs, on peut noter la difficulté de trouver le bon timing en matière d'investissement boursier.

PS: Les calculs sont faits sur les positions clôturées au 11 mars 2010 (date du dernier meeting Largo) et le warrant eur/yen n'a pas été pris en compte car il n'apparait pas être un investissement bull ou bear.

L.

La dernière interview du spécialiste des vagues d'Elliott

Je vous ai quelquefois parlé de Robert Prechter, le président d'Elliott Waves International. Le voilà dans sa dernière interview, nous disant que ces jours ci représentent la 3 ème plus belle opportunité de prendre une position Bear depuis l'an 2000....cependant c'est un habitué du genre, donc à prendre avec du recul.